L’ère de la robotique est arrivée
Le suédois Aquajet à l’avant-garde de la tendance robotique alors que les ventes européennes ont doublé en 2015. Dans le domaine de l’hydrodémolition et de la rénovation du béton, le concept de la technologie de l’hydrodémolition existe depuis un certain temps, mais il a commencé à s’accélérer très récemment.
Roger Simonsson, le nouveau PDG du spécialiste suédois de l’hydrotechnologie Aquajet Systems AB, affirme que les ventes européennes des robots d’hydrodémolition de l’entreprise ont doublé depuis le début de l’année 2015.
“Il y a eu une augmentation énorme et très soudaine de la prise de conscience et de la demande”, dit-il. “En fait, depuis le mois de mai de cette année, la demande a triplé, mais si nous prenons nos chiffres pour l’ensemble de l’année, il est certain que les ventes européennes ont doublé.
La sécurité et l’efficacité sont les principaux enjeux
“Les nouvelles réglementations européennes prévoient désormais des sanctions sévères pour les transgresseurs. Pour une entreprise qui calcule le coût d’un éventuel accident du personnel, l’investissement dans la technologie des robots peut faire toute la différence pour la rentabilité de l’entreprise, voire pour sa survie.
L’investissement dans la robotique, comme dans tant d’autres secteurs, peut totalement transformer la vitesse et l’efficacité avec lesquelles une entreprise effectue un travail.
Cela améliore à son tour l’image de l’entreprise et sa capacité de commercialisation”, déclare M. Simonsson.

Nouvelle génération
Certaines régions d’Asie commencent également à apprécier les avantages des robots d’hydrodémolition. Hong Kong et Singapour sont les deux leaders en termes d’achat d’unités Aquajet, l’efficacité, la réduction de la main d’œuvre et la sécurité étant les moteurs de ces deux marchés.
“Les ventes réelles sont encore modestes à Hong Kong et à Singapour, mais nous voyons maintenant les entreprises de ces pays établir leur budget pour l’année prochaine et prendre en compte l’achat de ce type d’équipement”, déclare M. Simonsson.
“L’Australie s’avère également être un bon marché pour nous, avec un potentiel exceptionnel. Le seul marché qui ne change pas encore pour nous est celui des États-Unis, qui a tendance à avoir ses propres pratiques établies, mais nous pensons que cela va changer. Le Canada, quant à lui, a une attitude beaucoup plus européenne et constitue une autre région à fort potentiel.
La nouvelle génération de chefs d’entreprise et de PDG contribue à stimuler le marché, car les jeunes cadres ont grandi avec le concept de la technologie de contrôle à distance et de la sécurité des travailleurs, plutôt qu’avec les anciennes méthodes consistant à employer une main-d’œuvre nombreuse pour effectuer des travaux dans des conditions sales, bruyantes et parfois dangereuses.
“Les jeunes entrepreneurs et managers comprennent instinctivement les aspects liés à la sécurité et à la qualité”, déclare M. Simonsson.

Un Aquajet rafraîchi
Pour faire face à la forte augmentation de la demande, Aquajet a réorganisé sa propre structure d’entreprise afin de la rendre plus flexible et plus réactive aux demandes du marché.
Le réseau de distribution est en train d’être réorganisé, les distributeurs peu performants étant licenciés et la relation avec les distributeurs performants étant améliorée pour devenir un partenariat. Le site web d’Aquajet, qui a toujours mis l’accent sur les aspects pratiques de la technologie, est en train d’être réorganisé pour mettre davantage en évidence les noms des distributeurs.
“Nous travaillons d’arrache-pied avec les meilleurs et les plus fidèles de nos concessionnaires et nous leur apportons toute l’aide possible pour qu’ils soient encore plus performants”, déclare M. Simonsson.
Il estime que c’est le bon moment pour reprendre la direction d’Aquajet.
“Je suis membre du conseil d’administration d’Aquajet depuis deux ans et j’ai vu comment les marchés progressent et comment l’image de l’hydrodémolition robotisée atteint un tel niveau de notoriété”, explique-t-il.
“Cela va continuer. Je crois que nous sommes au début d’une nouvelle ère.

